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Nouvelles
La production du pétrole est près de son sommet.
Par Claudio Cattaneo du Financial Post, le 21 avril, 2005 –Traduction de Maurice Potvin

La production du pétrole atteindra son sommet au cours des deux prochaines années alors qu’il n’y aura pas assez de nouveaux projets pour compenser les déclins mondiaux des champs pétroliers selon une nouvelle étude. L’étude du Oil Depletion Analysis Centre (ODAC) de Londres indique qu’il y a 73 projets en voie de développement un peu partout dans le monde : 24 à l’intérieur des membres de l’OPEP et 49 autres à l’extérieur incluant les sables bitumineux du Canada. Ces projets augmenteront la capacité de production vers 2007-2008 à 85 millions de barils par jour alors qu’elle est présentement de 82.5 millions de barils par jour avec toutes les compagnies produisant à pleine capacité. Après cela, « il n’y aura pas assez de nouveaux projets pour remplacer la production déclinante » selon Chris Skrebowski de l’ODAC et éditeur du U.K.Energy Institute Petroleum Review. Au cours d’un récent entretien, monsieur Skrebowski a déclaré qu’il n’y a plus de nouveaux projets à cause d’un déclin dans les grosses découvertes, des investissements moins élevés par les grosses compagnies qui ont préféré améliorer leur rentabilité et les recherches rendues beaucoup plus difficiles dans plusieurs pays. M. Skrebowski qui présentera les résultats de cette recherche la semaine prochaine en Écosse dit que l’offre et la demande seront au même niveau dans environ deux ans. « Sur une base raisonnable d’affaire vous pouvez balancer l’offre et la demande jusqu’en 2007-2008; après cette période, il est difficile de prédire de quelle façon l’écart sera comblé. Présentement tout le système est sous une énorme pression. Ce sommet pourrait même être atteint dès cette année. Je pense personnellement que ce sera en 2007-2008. » L’agence Internationale de l’Énergie prévoit que la demande augmentera d’ici 25 ans à 121 millions de barils par jour. M.Skrebowski dit qu’il y a tellement obstacles dans l’exploration qu’il ne pense pas que l’offre atteindra ce niveau. « Malheureusemnt, nous ne pourrons remplir les commandes qu’avec des hausses extraordinaires de prix ou des méthodes de conservation ». Une offre restreinte et une forte demande de pays en voie de développement tels la Chine et l’Inde ont fait augmenté le prix du baril à $58.28 le baril le 4 avril dernier. M.Skrebowski a dit qu’une forte récession mondiale causée par des prix élevés pourrait retarder l’atteinte du sommet mais des délais dans la mise en marche des nouveaux projets pourrait l’accélérer. « Chaque fois qu’un pays producteur reserre les lois et règlements, ce qui semble se produire avec une régularité monotone, il y a arrêt car les compagnies ne peuvent accepter ces changements unilatéraux, » a dit M.Skrebowski. « Rien ne bouge au cours des discussions et les projets sont souvent abandonnés. Les délais sont un facteur majeur que je vois définitevement quand je compile les données. » ODAC et le Petroleum Review ont surveillé de près depuis plusieurs années tous les projets pétroliers au cours des années afin de mieux déterminer le niveau des approvisionnements futurs. En 2006, les nouveaux projets qui commenceront à produire sont celui de Exxon-Mobil en Russie, le champ Sakhalin numéro1, British Petroleum en Azebajian, ACG Megastructure, Nexen Inc. dans la mer du Nord au Royaume-Uni et enfin Chevron Texaco au Kazakhstan, le champ Tengiz. La production est déjà en déclin dans dix-huit pays dont les U.S.A., le Royaume-Uni, le Vénézuela, l’Indonésie, Oman et Yemen. Pour le Mexique et la Chine, ce sera pour bientôt. M.Skrebowski doute grandement de la capacité de la Chine et de l’Arabie de prendre le relais. L’Arabie Saoudite, en dépit de ses promesses d’augmenter le volume, ne donne pas la permission aux experts étrangers de venir évaluer ses réserves. On pense plutôt qu’elle concentre ses efforts sur un petit nombre de champs qui en arrachent. La Russie a une approche beaucoup plus conservatrice et n’a pas encouragé les investissements avec des règlements qui les découragent. Le Canada est un excellent secteur à cause des nombreux projets des sables bitumineux qui augmenteront la production actiuelle de 1 million de barils par jour à 3.3 millions de barils d’ici 2015. « Dans un monde alors que la demande a augmenté à un rythme accéléré et les réserves ont grandement diminué, la Canada doit accélérer encore plus la mise en marche de ses projets ou ce ne sera pas assez ».
Collaboration et traduction M. Potvin