Nous Contacter Liens Inscription Forum Prix Nouvelles Accueil ______Impliquez vous....Inscrivez les prix de l'essence dans votre région.
Contacter un responsable
Nouvelles
Ce texte a été préparé par Maurice Potvin avec des références à un article du journaliste Jon Harding dans le National/Financial Post de vendredi le 23 septembre, 2005. Les références à Judith Dwarkin et Jon Hamilton sont tirées de cet article.


À quand la construction d’une nouvelle raffinerie?

Selon Judith Dwarkin, économiste principale chez Ross Smith Energy Group de Calgary, on doit blâmer les fortes augmentations passagères du prix de la gazoline à cause de Katrina et Rita au choc pétrolier survenu en 1978 alors que la baril a monté jusqu’à US $90.00 le baril en dollar d’aujourd’hui. Cette hausse provenait alors de la guerre de six jours d’Israël contre les Arabes, la révolution en Iran et deux coupures majeures de production par les pays de l’OPEP. Pour profiter des prix élevés, plusieurs raffineries furent construites créant ainsi beaucoup plus d’offre que de demande. Certaines furent construites alors que la demande faiblissait Les prix ont par la suite chuté. Plusieurs compagnies ont été obligées d’entreprendre divers programmes de rationalisation pour assurer leur survie. Ces programmes ont apporté une vague de fusions de compagnies et de fermetures de raffineries non rentables. Nous n’avons pas besoin de fouiller trop longtemps dans notre mémoire pour y retrouver les Fina, Texaco, Gulf, Produits Champlain et autres absorbées par la compétition. On retrouve le même phénomène aux USA alors qu’il y a la moitié moins de raffineries mais la production a tout de même doublé par suite d’une forte augmentation de la productivité avec l’aide de technologies de plus en plus modernes et efficaces. Aucune raffinerie n’a été construite aux USA et au Canada au cours des 20 dernières années parce que les marges de profit des raffineurs étaient trop faibles. Au cours des dix dernières années, la demande a fortement augmenté et nous sommes rendus au point que toutes les raffineries de l’Amérique du Nord produisent à pleine capacité. Un simple hoquet dans la chaine de production/distribution devient pour plusieurs une raison de paniquer. Selon Jon Hamilton, porte-paroles de Petro Canada, même à des prix de US$70. le baril le raffinage est une entreprise comportant de nombreux risques. Petro Canada, le numéro 4 des compagnies intégrées dans notre pays, possède deux raffineries au Canada : l’une de 110 000 barils par jour à Edmonton et l’autre de 130 000 barils à Montréal. L’an dernier, cette compagnie a fermé une raffinerie de 80 000 barils à Oakville. Cette usine avait été construite 40 ans auparavant. Monsieur Hamilton dit que : « La marge de raffinage et marketing est de 2 cents le litre. Notre retour sur investissement fut en moyenne de 9% mais, dans les années de la fin du vingtième siècle, ces taux furent plus de l’ordre de 4 et 5%. Un tel taux n’est pas un encouragement à construire. » Madame Dwarkin mentionne que l’industrie du raffinage est très cyclique et devrait bientôt entreprendre une phase d’investissements. D’un autre côté, l’opposition est de plus en plus grande de la part des environnementalistes. Au Québec, on vit présentement ce problème avec la forte opposition des gens de la Rive-Sud en face de Québec à la construction d’un terminal méthanier pour importer du gaz naturel sous forme de liquide pour ensuite le transformer en gaz. L’opposition semble moins forte pour le projet de Cacouna. On rencontre aussi le même problème aux USA. Ces importations sont requises pour stabiliser les prix du gaz naturel qui sont dans une certaine stratosphère depuis deux ans. À ma connaissance, aucune compagnie n’a annonçé un nouveau projet de construction de raffinerie. Un tel projet nécessite une période de 4 à 5 ans avant de se matérialiser. Une raffinerie de 100 000 barils par jour est une commande de $1 milliard au minimum. Hier c’était Katrina, aujourd’hui c’est Rita et demain ce sera… Il vaut mieux s’habituer car la situation ne s’améliorera pas à courte échéance. La solution demeure toujours en une diminution de la demande et chacun doit faire sa part car je connais peu de personnes intéressées à avoir une raffinerie de pétrole dans sa cour.