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Article de Jacqueline Thorpe publié dans le National/ Financial Post de lundi le 19 septembre 2005. Traduction de Maurice Potvin.


Un baril à 45.00$ US

Michael Rotman a admis qu’il était un peu mal à l’aise de se présenter dans une salle remplie d’analystes financiers pour leur parler d’un baril de pétrole brut à US $45.00 d’ici la fin de l’année. Surtout que l’indice des prix à la bourse de Toronto venait d’atteindre son niveau le plus élevé au cours des cinq dernières années et la salle était remplie d’analystes très heureux de cette situation. Monsieur Rothman est responsable du centre de recherche sur les produits intégrés du pétrole pour le courtier/vendeur indépendant International Stategy and Investment de New York. Michael Rothman a une expérience de 21 ans dans le marché du pétrole et était bien préparé pour faire la preuve de son énonçé. Il pense que les pays producteurs du pétrole sont heureux à cause de l’augmentation des réserves stratégiques et que la demande au cours du dernier semestre de l’année sera de beaucoup inférieure à celle de 2004. « Je ne suis pas dans le camp de ceux qui pensent que la production a atteint son sommet et je ne suis pas plus dans celui de ceux qui prévoient des pointes très hautes pour les prix » a-t-il répété la semaine denière devant un auditoire du Toronto Chartered Financial Analyst Society lors de leur rencontre sur les prévisions annuelles. « Je ne crois pas non plus que nous verrons une chaute très forte du prix du baril. Je crois en une baisse mais nous ne parlons plus d’un baril à US $20. Je crois cependant que nous verrons un baril dans les quarante dollars d’ici la fin de l’année. » Monsieur Rothman, précédemment stratégiste principal en énergie pour Merrill Lynch et leur représentant aux réunions de l’OPEP depuis 1986, avait une argumentation solide. En tout premier, il est fortement impressionné par la forte augmentation de la demande. Il dit que : « Si vous considérez ce qui est survenu l’an dernier, soit une augmentation de la demande de 4.5% ou 3.5 millions de barils par jour, il faut revenir en arrière, en 1978, pour retrouver une telle situation. Je travaille dans ce domaine depuis 21 ans et cette augmentation est supérieure de 50% à tout ce que j’ai vécu au cours de ma carrière. » Il semble y avoir une inégalité entre la demande de pétrole et la croissance globale. Cette dernière aurait dû croître à un rythme de 8 ou 9% pour supporter une augmentation dans la demande de pétrole de 4.5%. L’an dernier, la croissance globale fut une des meilleures depuis des décades mais ne fut supérieure à 4.5% a renchéri Monsieur Rothman. Les données sur la production sont également sans équivoque. Les pays de l’OPEP ont pompé à un rythme le plus élevé en 30 ans et les autres ont atteint un nouveau plateau. La question est donc de savoir où est allé ce pétrole. Il estime que 80% de cette production est allée vers les pays émergents, soit le double de leur consommation. « Les populations de ces pays se servaient de ce produit soit comme d’une huile pour le corps ou allaient simplement dans leurs réserves stratégiques. » La question est donc de savoir pourquoi les gouvernements de ces pays étaient-ils disposés à acheter tant de pétrole à US $60.00 la baril. C’est une réaction naturelle à l’hystérie créée par une rareté du pétrole. Les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne et le Japon firent exactement la même chose lors du choc pétrolier de 1978. En plus de l’accumulation des inventaires, l’offre et la demande vont dans la mauvaise direction. Il voit une augmentation de la capacité de production de 5.5 à 6 millions de barils par jour au cours des 5 prochaines années pour les pays de l’OPEP et une de 800,000 barils pour les autres pays producteurs. Dans ce dernier cas, des observateurs avisés pensent que ce sera plus.Au même moment, la demande mondiale diminuera à la suite de l’augmentation des prix du brut. Monsieur Rothman pense que le scénario des pointes élevées des prix disparaîtront durant le dernier trimestre de l’année. Au lieu d’augmenter le niveau de production, il pense que les pays de l’OPEP la diminueront. Durant les 21 dernières années, il n’y eut une augmentation de la production qu’à deux reprises seulement dans le dernier trimestre. L’une fut en 1985 et résulta en une réduction des prix; l’autre, en 1987, précéda d’un an une autre baisse des prix. Avec toute la spéculation qu’il y a dans les marchés, il pourrait y avoir une crtaine catastrophe avec une baisse des prix. Les actions des compagnies pétrolières subiraient alors une forte diminution. Il ajouta qu’on ne pourrait pas le prendre pour un ours enragé avec un prix prévu de US $ 45.00 le baril. C’est un scénario sobre que les Canadiens devraient prendre en considération avec un indice S&P/TSX près de 11000 points le 16 septembre.